La RSE événementielle consiste à intégrer volontairement des préoccupations sociales, environnementales et économiques à chaque étape de l’organisation, de la conception à la désinstallation.
- La démarche RSE événementielle repose sur trois piliers indissociables : environnemental, social et économique, qui se renforcent mutuellement lorsqu’ils sont appliqués ensemble.
- La norme ISO 20121 constitue la référence internationale pour le management responsable des événements, quelle que soit leur taille.
- Le cadre réglementaire français se renforce : loi PACTE, directive CSRD recentrée par la directive Omnibus.
- Les transports représentent le principal poste d’émissions d’un événement, entre 60 et 75 % du total, loin devant les déchets, l’énergie ou le matériel.
- Choisir des équipements réutilisables et réparables, comme un barnum pliant conçu pour durer, réduit directement l’empreinte environnementale et les coûts sur l’ensemble du cycle de vie.
- Les labels (ISO 20121, Lucie, Engagé RSE, B Corp, LEAD) crédibilisent une démarche à condition qu’elle repose sur des engagements mesurés, documentés et vérifiables.
Une démarche RSE événementielle authentique se prouve par des indicateurs mesurés et des progrès documentés d’une édition à l’autre, non par une simple communication d’intentions.
La responsabilité sociétale des entreprises dans l’événementiel : définition et enjeux
Ce que signifie la RSE pour une entreprise organisatrice d’événements
La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) désigne l’intégration volontaire, par les entreprises, de préoccupations sociales et environnementales dans leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes.
Aucune définition légale unique n’encadre ce terme en France. Pour un organisateur d’événements, cette absence d’obligation réglementaire uniforme signifie que la démarche RSE repose sur des référentiels volontaires, à l’image de la norme ISO 20121.
Dans le contexte de l’événementiel, la RSE se traduit par la capacité d’une organisation à réduire les impacts négatifs de ses événements, à maximiser leurs retombées positives sur les territoires et à rendre compte de ces actions de manière transparente. Un événement responsable doit tenir compte de la globalité de la RSE : c’est un événement dont l’impact a été mesuré, anticipé et réduit à chaque étape, de la conception à la désinstallation.
La notion de parties prenantes
C’est un point central de toute démarche RSE : une entreprise qui adopte une démarche RSE ne répond plus seulement aux attentes de ses actionnaires, mais aussi à celles de ses salariés, de ses fournisseurs, de ses clients et des territoires où elle intervient.
Dans l’événementiel, les parties prenantes incluent :
- Les participants
- Les prestataires
- Les riverains
- Les partenaires financiers
Il existe trois grandes conceptions de la RSE, telles que les identifie le professeur Michel Capron1 :
- Conception éthique et philanthropique : L’entreprise agit au-delà de ses obligations légales par sens du devoir moral ou par générosité volontaire envers la société, sans que cela ne soit intégré à sa stratégie commerciale.
- Conception stratégique et utilitariste : L’entreprise intègre des préoccupations sociales et environnementales parce qu’elles servent ses intérêts à long terme : réduction des risques, fidélisation des talents ou accès à de nouveaux marchés.
- Conception de politique de soutenabilité : Les enjeux sociaux et environnementaux sont inscrits au cœur du modèle d’activité. L’entreprise restructure ses processus, sa chaîne de valeur et sa gouvernance pour que la soutenabilité soit une condition d’existence.
RSE événementielle : les trois axes qui structurent la démarche
Une démarche RSE événementielle s’articule autour de trois axes complémentaires qui ne s’opposent pas mais se renforcent mutuellement lorsque la démarche est sincère et structurée.
| Pilier | Objectifs | Exemples concrets en événementiel |
|---|---|---|
| Environnemental | Réduire l’empreinte écologique de l’événement et préserver les ressources naturelles | Bilan carbone, gestion des déchets et du tri, énergie renouvelable, mobilité douce, matériel réutilisable |
| Social | Garantir l’inclusion, l’accessibilité et des conditions de travail équitables pour tous les acteurs | Accessibilité PMR, diversité des prestataires, conditions de travail des équipes, tarification solidaire |
| Économique | Assurer la viabilité économique de l’événement tout en créant des retombées locales positives | Recours aux fournisseurs locaux, alimentation en circuits courts, réduction des coûts par la réutilisation, retombées territoriales |
À retenir : les trois piliers de la RSE
La RSE repose sur trois piliers indissociables : environnemental, social et économique. Une démarche limitée au seul recyclage des déchets n’est pas une démarche RSE complète. Les organisations qui obtiennent les meilleurs résultats sont celles qui intègrent ces trois dimensions simultanément.
Le cadre légal et normatif de la RSE en France et en Europe
Des obligations croissantes pour les entreprises
La RSE n’est plus seulement une démarche volontaire. En Europe, la directive CSRD impose depuis 2024 un reporting extra-financier obligatoire aux structures dépassant certains seuils, même si le calendrier et le périmètre ont été révisés à la baisse par la directive Omnibus2 de 2026.
Les textes de référence à connaître sont les suivants :
- Loi NRE (n° 2001-420 du 15 mai 2001)3 : première loi française à imposer aux sociétés cotées la publication d’un rapport sur leurs conséquences sociales et environnementales.
- Loi sur le devoir de vigilance (2017)4 : oblige les grandes entreprises françaises à prévenir les risques d’atteintes aux droits humains et à l’environnement dans leurs chaînes d’approvisionnement et chez leurs sous-traitants.
- Loi PACTE (2019)5 : introduit la notion de « raison d’être » et de « société à mission », et impose la prise en considération des enjeux sociaux et environnementaux dans la gestion de toute société.
- Directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive, 2022)6 : harmonise les obligations de reporting de durabilité à l’échelle européenne. La directive Omnibus de 2026 a relevé les seuils d’application : seules les entreprises de plus de 1 000 salariés et dépassant 450 millions d’euros de chiffre d’affaires net sont désormais concernées.
Ces évolutions législatives ont une conséquence directe sur l’activité des entreprises : clients et partenaires sont de plus en plus attentifs aux pratiques RSE et notamment lors d’événements. Il faut donc être en mesure de documenter une démarche RSE afin d’avoir un impact significatif sur son image de marque.
La norme ISO 20121 : le référentiel RSE dédié à l’événementiel
La norme ISO 20121 est le référentiel international dédié aux systèmes de management responsable appliqués aux événements7. Publiée en 2012, elle fournit aux organisateurs un cadre structuré pour identifier, évaluer et maîtriser les impacts sociaux, économiques et environnementaux de leurs activités événementielles.
Elle est applicable à tous les types d’événements, quelle que soit leur taille : salons professionnels, marchés en plein air, événements d’entreprise, festivals. La certification ISO 20121 n’est pas obligatoire, mais elle constitue une preuve tangible d’engagement RSE, reconnue par les donneurs d’ordre institutionnels et les collectivités locales.
L’obtention de cette norme repose sur l’intégration du principe d’amélioration continue : chaque édition d’un événement doit mesurer ses impacts et progresser par rapport à l’édition précédente. Cette logique de progrès documenté est précisément ce qui distingue une démarche RSE authentique et concrète d’une communication de surface.
Cadre réglementaire en France en 2026
En France, le cadre réglementaire RSE se renforce progressivement :
- La loi PACTE impose à toutes les sociétés de prendre en compte les enjeux sociaux et environnementaux dans leur gestion.
- La directive CSRD étend les obligations de reporting de durabilité aux grandes entreprises, bien que la directive Omnibus de 2026 ait relevé les seuils d’application.
- La norme ISO 20121 constitue le référentiel international certifiable de référence pour la gestion responsable des événements.
Documenter sa démarche RSE représente par ailleurs un facteur de différenciation croissant dans les appels d’offres publics : à partir du 22 août 2026, la loi Climat et Résilience impose aux acheteurs publics d’intégrer au moins un critère environnemental dans l’attribution de leurs marchés.
Comment réduire l’empreinte environnementale de vos événements
Mobilité, énergie et logistique : les principaux postes d’impact
L’empreinte environnementale d’un événement se concentre sur quelques postes d’émission majeurs. Les comprendre permet de prioriser les actions là où elles auront le plus d’effet.
Selon les données disponibles issues de la méthode Bilan Carbone de l’ADEME, les transports des participants représentent entre 60 et 75 % des émissions totales d’un événement professionnel. C’est le poste qui décide de l’empreinte finale, bien avant les déchets ou l’énergie. Le format et la localisation géographique de l’événement sont donc les deux décisions structurantes qui pèsent le plus dans le bilan.
| Poste d’émission | Part estimée dans l’empreinte | Principaux leviers de réduction |
|---|---|---|
| Transports des participants | 60 à 75 % | Lieu desservi en train, format hybride, covoiturage organisé, communication mobilité dans les invitations |
| Alimentation | 10 à 20 % | Traiteurs locaux, menu végétarien, lutte contre le gaspillage alimentaire, vaisselle réutilisable |
| Énergie du site | 5 à 15 % | Éclairage LED, choix d’un lieu alimenté en énergie renouvelable, optimisation du chauffage et de la climatisation |
| Déchets générés | 5 à 10 % | Mise en place de points de tri, matériaux réutilisables, limitation des impressions papier et des goodies jetables |
| Matériel et équipements | 5 à 10 % | Structures réutilisables, location plutôt qu’achat de matériel à usage unique, entretien et réparation du matériel existant |
Gestion des déchets, alimentation et écoconception des espaces
Selon l’ADEME, une manifestation moyenne de 5 000 personnes génère environ 2,5 tonnes de déchets, 1 000 kWh d’énergie et 500 kg de papier8. Ces chiffres illustrent l’ampleur du défi et la marge de progression réelle.
La gestion des déchets commence avant l’événement, pas pendant : c’est la phase de conception qui détermine la majorité des déchets produits. Choisir un traiteur qui travaille avec des produits locaux et de saison, prévoir une vaisselle réutilisable, limiter les impressions et les supports papier sont des décisions qui se prennent en amont.
La loi AGEC9 (anti-gaspillage pour une économie circulaire) interdit d’ailleurs la vaisselle jetable et la distribution gratuite d’imprimés dans les événements ouverts au public.
L’écoconception des espaces consiste à penser chaque élément du dispositif événementiel dans une logique de durée de vie : les structures doivent pouvoir être réutilisées, les habillages graphiques remplacés indépendamment de la structure, les matériaux de décoration revalorisés après l’événement. Cette approche s’oppose directement à la logique du stand à usage unique, encore très répandue dans les salons professionnels.
Sur le plan alimentaire, la loi EGalim impose aux événements d’entreprise de progresser vers des approvisionnements de qualité et d’origine locale. Travailler avec des traiteurs locaux réduit l’empreinte logistique et soutient l’économie du territoire d’accueil.
Les dimensions sociales et économiques d’un événement responsable
Inclusion et accessibilité lors de vos événements
La dimension sociale de la RSE événementielle est souvent la moins visible, mais c’est celle qui est la plus directement perçue par les participants et par les équipes organisatrices. Un événement socialement responsable garantit que chacun peut y accéder et y participer dans des conditions dignes.
Accessibilité aux personnes en situation de handicap (PMR)
L’accessibilité PMR se vérifie dès le choix du lieu et sur des points précis :
- Les accès : permettent l’entrée et la circulation en fauteuil roulant.
- Les parcours : doivent rester praticables sur tout le parcours de l’événement.
- La signalétique : doit être visible et compréhensible par l’ensemble des publics.
- Les équipements : doivent répondre aux besoins liés aux handicaps auditif et visuel (interprétation en langue des signes et supports adaptés)
Travailler avec des prestataires variés, intégrer des structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) dans la chaîne de valeur de l’événement et garantir des conditions de travail équitables pour tous les personnels temporaires sont des pratiques concrètes qui renforcent la cohérence d’une démarche RSE.
Prestataires locaux, circuits courts et retombées territoriales
La responsabilité sociétale des entreprises se traduit aussi par la capacité à créer des retombées positives sur le territoire d’accueil. Recourir à des prestataires locaux, privilégier les circuits courts pour l’alimentation, le matériel et la communication, et associer des acteurs économiques locaux à l’organisation de l’événement sont des leviers à la fois économiques et environnementaux.
L’ancrage territorial est également un argument commercial. Les collectivités locales, les offices de tourisme et les organismes institutionnels sont de plus en plus attentifs aux retombées économiques des événements qu’ils accueillent ou subventionnent. Un événement capable de démontrer que plus de la moitié de ses prestataires sont locaux a un argument fort dans sa demande de soutien.
La recherche académique sur la RSE souligne que les entreprises qui s’engagent dans des démarches de responsabilité sociale concrètes et sincères tendent à obtenir de meilleures performances à long terme, notamment parce qu’elles fidélisent mieux leurs parties prenantes et gèrent plus efficacement leurs risques de réputation.
Choisir des équipements événementiels durables et réparables
Le barnum comme choix durable : réutilisabilité, longévité et impact réduit
Les équipements événementiels sont un poste RSE souvent sous-estimé. Pourtant, le choix entre un matériel jetable ou réutilisable, entre une structure conçue pour durer ou pour être remplacée à chaque édition, a un impact direct sur l’empreinte carbone de l’événement et sur son coût total sur la durée.
Barnum pliant et économie circulaire
Contrairement aux structures à usage unique ou aux tentes de location qui génèrent des flux logistiques importants, un barnum acheté et entretenu peut être utilisé plusieurs centaines de fois avec une durée de vie de plusieurs années. Cette approche réduit la quantité de matière produite et de déchets générés, tout en diminuant le coût par utilisation au fil du temps. L’achat d’un barnum représente donc à la fois une démarche écologique et économique.
Nos barnums de la gamme Alu Pro 45 et 55 sont conçus pour un usage professionnel intensif et quotidien. La structure en aluminium résiste à la corrosion, aux intempéries et aux contraintes mécaniques répétées. L’habillage graphique (imprimé sur les bâches de toit et les parois) se remplace indépendamment de la structure, ce qui signifie qu’une mise à jour de l’identité visuelle n’implique pas de jeter l’ensemble de l’équipement. Cette séparation entre structure et habillage est un principe d’écoconception directement applicable à la réduction des déchets.
| Équipement | Critère RSE | Avantage durabilité |
|---|---|---|
| Barnums aluminium (gammes Alu Pro) | Réutilisabilité, légèreté, résistance à la corrosion | Structure utilisable plusieurs centaines de fois |
| Bâches de toit de remplacement | Réparabilité, découplage structure/habillage | Durée de vie de la structure indépendante |
| Pièces de structure détachées | Réparabilité, économie circulaire | Tous les barnums sont réparables |
| Kits de réparation | Prolongation de durée de vie, réduction des déchets | Évite le remplacement complet de l’équipement |
| Parois amovibles | Modularité, adaptabilité des usages | Adaptabilité à différents types d’événements |
Pièces détachées et entretien : prolonger la vie de votre matériel événementiel
La réparabilité est l’un des principes fondamentaux de l’économie circulaire. Un équipement que l’on peut réparer est un équipement que l’on ne jette pas. C’est un principe simple, mais encore trop peu appliqué dans l’événementiel, où la tentation du remplacement est souvent plus rapide que l’entretien.
Chez France Barnums, nous préférons proposer les pièces détachées afin de réparer un barnum plutôt que de le jeter. Notre vaste catalogue de pièces détachées couvre l’ensemble des éléments réparables de nos structures :
- Bâches de toit de remplacement : pour toutes les gammes et toutes les tailles, afin de renouveler uniquement l’habillage sans toucher à la structure.
- Pièces de structure : pieds, mâts, barres de cisaillement et connecteurs, disponibles séparément pour tous les types de barnums.
- Parois de remplacement : pour adapter ou remplacer uniquement les éléments endommagés.
- Kits de réparation : conçus pour réparer rapidement et efficacement les usures et petits dommages sur la bâche ou la structure, afin que votre barnum reste parfaitement opérationnel.
Les gestes clés améliorant la durée de vie d’un barnum sont simples :
- Nettoyer régulièrement la bâche.
- Lubrifier les articulations.
- Serrer les vis après chaque utilisation intensive.
- Stocker le matériel au sec en séparant la bâche de la structure.
Ces pratiques d’entretien réduisent non seulement les coûts de remplacement, mais elles diminuent aussi la quantité de matière produite et de déchets générés sur le long terme.
Intégrer cette logique de réparabilité dans votre politique d’achat événementiel, c’est choisir des équipements qui auront moins d’impact environnemental sur l’ensemble de leur cycle de vie. C’est l’une des actions les plus concrètes d’une démarche RSE en matière d’équipements.
Découvrez nos barnums professionnels et notre catalogue de pièces détachées : des équipements conçus pour durer, réparables et réutilisables.
Labels, certifications et engagements : comment se distinguer
Les principales certifications RSE pour l’événementiel
Les labels et certifications RSE permettent de valoriser une démarche auprès des parties prenantes et de la rendre vérifiable par des tiers indépendants. Ils attestent de la sincérité de la démarche.
Les principales certifications et labels reconnus dans le secteur de l’événementiel en France sont les suivants :
- ISO 20121 : norme internationale de management responsable des événements. Applicable à tous les types et toutes les tailles d’événements.
- Événement éco-engagé : label développé par la Fédération des Acteurs du Tourisme Responsable (ATR), accessible aux petits et moyens organisateurs.
- LEAD (Label Événement à Ambition Durable) : premier label évaluant un événement exclusivement sur ses résultats en matière de zéro déchet, bas carbone et impact social positif.
- B Corp : certification internationale, plus exigeante, qui évalue l’ensemble du fonctionnement de l’entreprise organisatrice sur des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance.
- Agence Lucie : label RSE français basé sur la norme ISO 2600010, destiné aux PME et ETI souhaitant structurer et valoriser leur démarche RSE globale.
- Engagé RSE (AFNOR) : référentiel de progression RSE proposé par l’AFNOR, permettant d’évaluer la maturité d’une démarche RSE et de progresser par niveaux.
La norme ISO 26000 occupe une place particulière parmi ces référentiels : elle a pour but de donner des lignes directrices et non des exigences. Contrairement à l’ISO 20121, elle sert de socle méthodologique à plusieurs labels RSE, dont l’Agence Lucie et l’Engagé RSE (AFNOR), qui s’appuient sur son cadre pour structurer leurs propres critères d’évaluation. Pour un organisateur d’événements, elle constitue une base de réflexion utile avant de s’orienter vers des labels plus rigoureux.
France Barnums et le Coq Vert : un engagement soutenu par l’ADEME
France Barnums est membre de la communauté du Coq Vert, réseau d’entreprises engagées dans la transition écologique et soutenu par l’ADEME (Agence de la transition écologique). C’est une adhésion à une communauté de pratiques qui réunit des entreprises françaises ayant décidé de structurer et d’accélérer leur transition écologique.
Le Coq Vert propose à ses membres un accompagnement concret :
- Diagnostic des impacts environnementaux.
- Outils de mesure.
- Mise en réseau avec d’autres entreprises engagées.
- Ressources pour passer à l’action.
Cet engagement se traduit par une réflexion continue sur le cycle de vie de nos produits, notre politique de réparabilité, et notre manière de conseiller nos clients sur des choix d’équipements durables.
RSE et performance : les bénéfices concrets pour les organisateurs d’événements
Un avantage compétitif dans les appels d’offres et les marchés publics
La RSE n’est pas uniquement une démarche de conviction : c’est aussi un levier commercial mesurable. Des méta-analyses académiques sur la relation entre performance sociale et performance financière montrent que, parmi les études disponibles, la majorité des personnes identifie un lien positif entre engagement RSE et résultats économiques à long terme. Ce lien est particulièrement marqué pour les entreprises dont l’image de marque et la réputation sont des actifs stratégiques.
Pour les organisateurs d’événements, les bénéfices concrets d’une démarche RSE sont les suivants :
- Accès aux marchés publics et aux appels d’offres institutionnels : les critères environnementaux et sociaux sont de plus en plus intégrés dans les cahiers des charges des collectivités et des entreprises publiques.
- Différenciation commerciale : dans un marché événementiel concurrentiel, la capacité à proposer des événements RSE documentés est un argument de vente croissant.
- Réduction des coûts opérationnels : un matériel réutilisable et réparable coûte moins cher sur la durée qu’un matériel remplacé régulièrement. La sobriété énergétique et la réduction des déchets génèrent également des économies directes.
- Amélioration de la réputation et de la fidélisation : les participants, partenaires et sponsors sont de plus en plus sensibles aux pratiques RSE des organisateurs. Un événement qui prend des engagements clairs et mesurables renforce la confiance et le taux de retour.
Comment distinguer une démarche RSE authentique du greenwashing ?
Le greenwashing11 désigne une communication sur des engagements environnementaux ou sociaux non suivis d’actions réelles et mesurables. C’est l’un des risques majeurs associés à la RSE, et il a des conséquences directes : perte de crédibilité, risque juridique (la DGCCRF sanctionne les allégations environnementales trompeuses depuis 2023), et retournement d’opinion des parties prenantes.
Les critères qui distinguent une démarche authentique d’une opération de communication sont les suivants :
- Les engagements sont mesurés : bilan carbone réalisé, indicateurs de déchets mesurés, taux de prestataires locaux documenté.
- Les progrès sont documentés d’une édition à l’autre : une démarche RSE sérieuse s’améliore dans le temps et peut le prouver.
- Les allégations sont vérifiables : un label ou une certification tiers atteste des engagements. Les auto-certifications sans vérification externe sont un signal d’alerte.
- La démarche intègre aussi les dimensions sociales et économiques : une RSE limitée à la communication environnementale, sans attention à l’accessibilité, aux conditions de travail ou aux retombées territoriales, n’est pas une démarche RSE complète.
La règle la plus sûre, conseillée par l’ADEME, est de ne jamais avancer une allégation que l’on n’est pas en mesure de documenter et de prouver. Communiquer sur une trajectoire de progrès mesurée est infiniment plus crédible qu’un badge de neutralité auto-proclamée.
Questions fréquentes sur la RSE dans l’événementiel
La RSE dans l’événementiel désigne l’intégration de préoccupations sociales, environnementales et économiques dans l’organisation des événements. Elle couvre la réduction de l’empreinte carbone, la gestion des déchets, l’accessibilité, le recours aux prestataires locaux et la transparence vis-à-vis des parties prenantes. Elle se distingue du simple recyclage des déchets par son caractère global, structuré et documenté.
Les obligations varient selon la taille de l’entreprise. La loi PACTE (2019) impose à toutes les sociétés de prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux. La directive CSRD (2023) oblige progressivement les entreprises à publier un rapport de durabilité normé. La loi sur le devoir de vigilance (2017) concerne les grandes entreprises. Sur le plan pratique, la loi AGEC interdit la vaisselle jetable et la distribution gratuite d’imprimés dans les événements ouverts au public.
La méthode de référence en France est le Bilan Carbone®, développé à l’origine par l’ADEME et géré aujourd’hui par l’Association pour la Transition Bas Carbone (ABC). Elle permet de mesurer les émissions de gaz à effet de serre en tonnes de CO₂ équivalent, en couvrant les transports, l’énergie, l’alimentation, les déchets et le matériel. L’ADEME propose également l’outil ADERE, conçu spécifiquement pour les événements culturels, sportifs et professionnels.
Les principaux labels sont la norme ISO 20121 (système de management responsable des événements), le LEAD (Label Événement à Ambition Durable), et le label Événement Éco-engagé. Pour les entreprises organisatrices, des certifications plus globales comme Lucie ou Engagé RSE (AFNOR) permettent de valoriser la démarche RSE de l’organisation dans son ensemble.
Oui, à condition qu’il soit conçu pour durer, réparable et réutilisé sur le long terme. Un barnum pliant professionnel en aluminium, utilisé des centaines de fois sur plusieurs années, dont la bâche et les pièces de structure peuvent être remplacées séparément, a un impact environnemental bien inférieur à un matériel jetable ou remplacé fréquemment. La réparabilité du matériel est un critère d’économie circulaire directement applicable aux équipements événementiels.
Un événement écoresponsable s’appuie sur des engagements mesurés, documentés et vérifiables par des tiers indépendants. Le greenwashing consiste à communiquer sur des engagements environnementaux sans actions réelles ni preuves. Les critères de distinction sont : la présence d’un bilan carbone réalisé, d’indicateurs de progression documentés d’une édition à l’autre, et d’une certification ou d’un label tiers attestant la sincérité de la démarche.
Sources et références légales
- La responsabilité sociale d’entreprise – Michel Capron, L’Encyclopédie du Développement Durable, 2009 ↩︎
- CSRD : comprendre les nouvelles obligations pour les entreprises françaises – Entreprendre Service Public, 2026 ↩︎
- Loi n° 2001-420 du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques – Légifrance, 2019 ↩︎
- Loi n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordre – Légifrance, 2017 ↩︎
- Loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises – Légifrance, 2019 ↩︎
- CSRD : comprendre la directive européenne et ses enjeux pour la durabilité – Portail RSE, 2024 ↩︎
- ISO 20.121 – Systèmes de management responsable appliqués à l’activité événementielle – Ministère de la Culture ↩︎
- Événementiel zéro déchet – Zero Waste France ↩︎
- La loi anti-gaspillage pour une économie circulaire – Ministère de la Transition écologique, 2020 ↩︎
- ISO 26000 : Responsabilité sociétale – ISO (International Organization for Standardization) ↩︎
- Qu’est-ce que le greenwashing ? – ADEME ↩︎









